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FORMATION EN CATÉCHÈSE
Du 5 au 16 juillet 2010, nous avons la chance d’avoir parmi nous, Mme Ghislaine Rigolt Beaudoin, co-auteure de la Catéchèse Biblique par le Jeu et les Symboles. Elle offrira de la formation et des conférences qui s’adressent à toutes personnes intéressées par la catéchèse des enfants, des adultes et même des tout-petits.
Le 12 et le 13 juillet, il y aura de la formation sur le dialogue pastoral et la catéchèse préparatoire aux sacrements pour mieux accompagner des enfants en catéchèse pour vivre les sacrements du pardon, de l’eucharistie et de la confirmation.
Le 14 juillet et le 15 juillet en avant-midi (1 journée ½), la formation portera sur la catéchèse aux adultes afin de s’habileté à animer des rencontres de catéchèse d’adultes, en partant de leurs expériences pour les aider à cheminer.
Le 15 juillet en après-midi et le 16 juillet (1 journée ½), la formation sera sur l’éveil de la foi des tout-petits. Cette formation vous aidera à développer l’art de l’accompagnement pastoral auprès des jeunes familles.
Le 10 et le 15 juillet la formation aura lieu dans la région Chaleur et/ou Restigouche.
Le 10 et le 17 juillet, Madame Ghislaine Rigolt Beaudoin présentera la formation en animation catéchétique intergénérationnelle. Cette formation est la base pour devenir animateurs (trices) en Catéchèse Biblique par le Jeu et les Symboles que ce soit pour animer des enfants ou des adultes.
Si vous êtes intéressés à suivre une ou plusieurs de ces formations, vous pouvez contacter la coordinatrice (teur) de catéchèse de votre paroisse ou Mme Yolande Boudreau à l’évêché au 546-1420 poste 101 ou par télécopieur au 546-1423 ou Linda Losier 394-0917, 546-1420 poste 113 ou par courrier électronique lindal@nb.aibn.com avant le 29 juin 2010.
La semaine du 5 au 9 juillet, Mme Ghislaine Rogolt Beaudoin donnera des conférences dans diverses régions du diocèse. Veuillez consulter le feuillet paroissial de votre paroisse pour voir les dates et les thèmes de ces rencontres.
Chaque année, avec l’arrivée de l’été, revient, pour les prêtres, l’époque des nominations et des changements pour un meilleur service des communautés chrétiennes. Un bon nombre de prêtres reçoivent de nouvelles missions. Voici les nominations que vient de promulguer Mgr Valéry Vienneau pour le diocèse de Bathurst. La plupart de ces nominations prendront effet le 1er août 2010.
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Père Léo Lanteigne, curé de la paroisse Saint-Benoît (Balmoral), prend sa retraite après 54 ans de service au diocèse de Bathurst.
Père Fortunat McGraw, curé de l’unité pastorale Marie l’Immaculée incluant les paroisses de Saint-Augustin (Paquetville), Saint Simon et Saint Jude (Grande-Anse), Saint-Théophile (Maisonnette), Sainte-Marguerite-Bourgeoys (Saint-Léolin), et Notre-Dame-Auxiliatrice (Notre-Dame-des-Érables), prend sa retraite après 47 ans de service au diocèse de Bathurst.
Père Jean-Paul Chiasson, I.V. Dei, se retire du ministère à plein temps et continuera d’exercer un ministère comme remplaçant.
Père Émile Godin, curé de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur (Val d’Amours) et Notre-Dame-de-Fatima (Saint-Arthur) est nommé prêtre-assistant dans les deux unités pastorales de Marie-de-l’Assomption et de Saint Joseph de la région Restigouche.
Père Roméo Morrison, curé de l’unité pastorale Marie-de-l’Assomption, est nommé curé de l’unité pastorale Saint Joseph, comprenant les paroisses Martyre de Saint-Jean-Baptiste (Dalhousie), Saint-François-Xavier (Charlo), Saint-Jean-Marie-Vianney (Dundee), de Sainte-Trinité (Eel River Crossing) et de Saint-Benoît (Balmoral).
Père Claude Benoît, administrateur de Sainte-Bernadette-Soubiroux (Saint-Sauveur) et du Christ-Roi (Allardville) est nommé curé de l’unité pastorale «Marie-de-l’Assomption» comprenant les paroisses de Notre-Dame-de-Lourdes (Atholville), Notre-Dame des Neiges (Campbellton), Marie-Reine (Richardville), Notre-Dame-de-Fatima ( St-Arthur) et Notre-Dame-du Sacré-Cœur (Val d’Amour).
Père Régent Landy, chancelier, curé de l’unité pastorale « Saint Joseph », est nommé curé de l’unité pastorale « Marie l’Immaculée » comprenant les paroisses de Saint Simon et Saint Jude (Grande-Anse), Saint-Théophile (Maisonnette), Sainte-Marguerite-Bourgeoys (Saint-Léolin), Saint-Augustin (Paquetville), et Notre-Dame-Auxiliatrice (Notre-Dame-des-Érables).
Père Edmond Thériault, curé de Saint-Isidore (Saint-Isidore), Saints Martyrs-Canadiens (Pont-Landry) et Saint-Rose-de-Lima (Saint-Rose), est aussi nommé curé de la paroisse Sainte-Bernadette-Soubirous (Saint-Sauveur).
Père Wesley Wade, vicaire général, curé de l’unité francophone de Bathurst (Sacré-Cœur et Notre-Dame-du-Rosaire), est aussi nommé curé de la paroisse Christ-Roi (Allardville).
Père Émard Duguay, c.j.m., administrateur de l’unité pastorale anglophone de Bathurst (Holy Family et Sacred Heart Cathedral), est nommé prêtre assistant à partir de novembre 2010, dans l’unité pastorale de Saint-Pierre comprenant les paroisses de Saint Raphaël (Sainte-Marie-Saint Raphaël), Saint Pie X (Pigeon Hill), Notre-Dame-des-Flots (Lamèque), Saint-Antoine de Padoue (Miscou) et Sainte-Cécile (Petite-Rivière de l’Ile).
En ce mois de juin 2009, on sent la fête qui monte au sein de la Péninsule acadienne à moins d’un mois du 4ième Congrès mondial acadien. Je voudrais en ce dimanche matin prendre le temps de cette causerie pour nous situer dans notre démarche de croyants et croyantes pour mieux vivre cet événement rassembleur avant tout.
La fidélité à notre parcours historique comme peuple ne peut oublier cette dimension religieuse chez nous non pas pour en parler avec nostalgie mais avec des convictions qui nous habitent encore aujourd’hui malgré les changements sociaux que nous avons à vivre.
L’Eglise en Acadie n’a jamais boudé les événements qui donnent un sens à son identité et c’est pour souligner cette participation de l’Eglise que nous aurons le 11 août en la paroisse saint Bernard et le village de Neguac un rassemblement des communautés religieuses et du clergé acadien. Dans le passé, l’Eglise a été celle qui a été en première ligne au front de nos conquêtes et de nos revendications. Aujourd’hui, sans être absente, sa présence est moins évidente mais quand même désirée et respectée et c’est pour répondre à cette continuité d’engagement de l’Eglise que j’ai voulu participer à la mise en marche de cet événement rassembleur.
Depuis 2004, je me suis embarqué dans cette expérience qui nous conduira au temps fort du 4ième Congrès mondial acadien, les 7 au 23 août. Le tout de mon engagement a commencé avec le comité provisoire et ensuite comme membre du conseil du comité organisateur comme représentant de la région de Tracadie-Sheila.
En relisant l’histoire religieuse de l’Acadie, je me suis senti interpellé par ces hommes et ces femmes de convictions, religieux et religieuses et laïcs engagés et j’ai voulu dans un exercice de mémoire relever ce défi dans l’organisation de ce congrès mondial, en appartenant à mon Eglise que j’aime, en apportant avec moi l’odeur de mon Eglise qui fait partie des racines acadiennes.
En ce dimanche de juillet, dans cette causerie que je partage avec vous, je voudrais m’arrêter au slogan de ce congrès 2009 : « L’Acadie rassemble! »
Qu’est-ce qui peut encore aujourd’hui nous rassembler au cœur de nos différences, de nos tiraillements, de nos ressemblances? Qu’est-ce qui peut nous rassembler ici en Péninsule acadienne en 2009 dans une géographie où se vivent 50,000 parlant francophones avec leurs richesses et leurs limites?
Tentons une réponse honnête, donc remplie de vérité.
Il y a d’abord notre belle langue de chez nous avec ses accents comme le chante si bien Yves Duteil. Cette langue qui a franchi les océans pour arriver jusqu’à nous et qui a donné naissance à tant de chansons, de pièces de théâtres, d’œuvres littéraires. Cette belle langue dont nous faisons l’usage au quotidien dans nos rencontres et qui est l’outil de communication dans différents services et de l’économie d’ici. Une langue qui aussi a porté notre prière, nos désespoirs et nos espérances. Une langue qui nous rassemble, « cette belle langue aux mots superbes qui porte son histoire à travers ses accents, où l’on sent la musique et le parfum des herbes ».
En plus encore ici en Péninsule acadienne, il y a aussi notre foi chrétienne qui rassemble comme un héritage reçu de nos ancêtres. Quand je porte un regard sur le paysage qui est le nôtre, je constate de plus en plus l’absence des communautés religieuses qui ont bâti ce que nous sommes soit en éducation et dans le domaine de la santé. Ces hommes et ces femmes ont été fidèles à leur vocation en lançant les destinées de notre peuple non pas pour qu’elles deviennent leur propriété, mais dans un processus de détachement et d’abandon selon l’évangile, ils ont tout donné pour qu’une relève s’empare de ce qui fait et sera l’identité acadienne dans une culture qui fait la richesse de la francophonie internationale. Cela aussi rassemble.
Que dire des paroisses qui jalonnent comme un chapelet la Péninsule acadienne, où des communautés chrétiennes dans une appartenance moindre mais toujours vivante qui existe pour libérer une bonne nouvelle au cœur de l’Acadie de la modernité. Il y a là une réalité qui rassemble. Nous sommes de cette tradition judéo-chrétienne et cet aspect religieux de notre histoire rassemble même dans une société moderne imprégnée d’un esprit laïc. En Acadie, notre identité porte les empreintes du christianisme qui demeure toujours pertinent. J’ose croire que nos symboles et nos rites religieux de rassemblement permettent à l’Acadie de durer et cela dans la continuité de notre histoire.
Même au sein des grandes régions de la Péninsule à savoir, le Grand Caraquet, Shippagan, Lamèque et Miscou, la grande région de Tracadie-Sheila jusqu’à Neguac, une saine émulation stimule la créativité dans des projets communautaires. Cela aussi est rassembleur. Il nous faut à tout prix apprendre à vivre ensemble, je dirais avec nos esprits de clocher ce qui peut être un stimulant pour nous tous et toutes et non un éteignoir qui nous empêche de voir et d’applaudir aux succès des différentes régions de la Péninsule acadienne. Cette compétition ne doit pas nous isoler mais être source d’audace et de créativité et en somme dans un esprit de coopération « rasssembleuse ». Je souhaite que ce 4ième Congrès mondial acadien en Péninsule acadienne bâtisse entre nous voisins et voisines d’ici des ponts qui trouvent dans cette diversité un lieu d’affirmation dans cet événement rassembleur.
En écoutant religieusement, avec un besoin d’intériorité cette magnifique chanson de mon ami Calixte Duguay, De terre et d’eau, je respire l’Acadie du passé qui a ouvert tant de portes sur l’avenir de mon pays que je cherche dans ses frontières et dans une politique qui a notre visage, car un peuple libre comme le nôtre doit posséder son sol et les ressources de son pays. L’artiste trouve la seule réponse sans risque de trahir la vérité en affirmant humblement que nous, Acadiens et Acadiennes, nous sommes de terre et d’eau. Je retrouve dans cette chanson, un hymne qui pourrait donner des lendemains au 4ième Congrès mondial acadien. Le grand chansonnier-poète de l’Acadie nous permet d’arpenter notre histoire avec des élans de vie et de créativité qui garantissent l’avenir de l’identité acadienne. Les mots simples comme nous, nous rejoignent, peuple en marche toujours debout avec ses tempêtes et ses oasis. La mélodie nous emporte dans un rythme accueillant pour la fête dans ce pays qu’on a dans la peau, dans ce pays qu’on a dans le cœur.
Cet hymne nous rejoint dans l’histoire du peuple acadien et me permet de poser la question qu’est-ce que l’Eglise d’ici a apporté dans son cheminement. A la lumière du passé de mon Eglise en Acadie, est-ce trop affirmer que cette église dans ses hommes et ses femmes a été avant tout le témoin d’une espérance enracinée dans l’action pour mieux maintenir notre réalité et ainsi nous tailler une place au soleil. De Mgr Marcel-François Richard à aujourd’hui, notre église a vécu un rôle d’accompagnement et a voulu rendre les gens d’ici responsables de leur histoire, de notre histoire. On ne peut lire l’histoire de l’Eglise acadienne sans y lire l’histoire de notre peuple. L’Eglise en Acadie s’est vécue servante et pauvre et souvent comme le peuple de l’Exode sous la tente et grâce à elle nos ancêtres ont été inventifs pour vivre leur foi et elle a donné à notre civilisation la force de l’évangile. L’Eglise en Acadie fut partie prenante de l’histoire du peuple que nous formons et à sa façon elle nous a enseigné que les plus grands risques sont souvent les plus grandes chances. Elle était là dans le moment de persécution comme la déportation pour accompagner nos ancêtres qui revenaient d’exil pour plus fort et plus déterminé. Elle nous a enseigné de célébrer au cœur de nos paroisses un Dieu qui est, qui était et qui vient dans tous ces déplacements qui ont fait notre histoire.
Je voudrais que ce 4ième Congrès mondial acadien nous permette comme peuple, comme croyants et croyantes en Acadie d’entrer dans un âge nouveau de notre histoire sans oublier tout ce qui nous portons dans nos bagages, et la foi reçue en héritage fait partie de ces bagages pour mieux vivre notre identité.
Les nombreuses souffrances d’ordre psychologique ainsi que les nombreux obstacles sur la plan socioéconomique et linguistique lié à son statut minoritaire auraient très bien pu conduire notre peuple à l’intolérance, voire même au fanatisme. Attentive à notre contexte historique, l’Eglise en Acadie nous collectivement façonnés à la tolérance sans aucune concession faite quant à nos revendications justes. Je vous cite ce matin ce que disait Nelson Mendela, lui qui a fait sauter les barrières des discriminations raciales en Afrique du Sud : « « Quand on aime son peuple, on veut pour lui ce qui est juste ».
Cette justice l’Eglise l’a soutenue et cela sans violence. Je suis reconnaissant pour cette Eglise qui nous a enseigné la tolérance comme une affirmation ouverte de ce que je suis comme acadien, la tolérance qui est aussi une absence de peur qui trop souvent chez certains peuples nourrit les préjugés.
Comme le dit le chant-thème du jeune artiste Daniel Légère, cet événement rassembleur du Congrès mondial acadien va permettre de nous retrouver dans la force de l’amour, debout sur un quai ensoleillé pour que sonnent plus forts les carillons d’Acadie.
Père Zoël Saulnier
Avec le soleil de février qui s’étire comme quelqu’un qui sort de son lit le matin, je vous arrive dans cette causerie avec le goût de partager ce que dans ma vie de croyant j’accepte mais que je questionne dans le respect et l’amour : la décision de célébrer le pardon avec absolution individuelle en ne permettant plus l’absolution collective. Un retour à vivre et non à subir en solidarité avec notre évêque. Un moment de croissance dans l’expérience pastorale du pardon car on dit que le pardon, c’est la réalité la plus importante à vivre pour l’Église en ce 21ième siècle. Car peu importe les blessures, les déchirures, le pardon peut laver et refaire ainsi la nouveauté selon cette modalité de l’absolution individuelle. Célébrer le sacrement du pardon, c’est faire la lessive au cœur de nos existences personnelles et communautaires.
Dans cette causerie en ce dernier dimanche de février qui nous conduira à la saison du Carême qui est un temps de conversion pourquoi ne pas parler de ce virage à prendre dans la célébration du sacrement du pardon?
Je suis plutôt un croyant qui questionne les décisions pour mieux les intégrer à la lumière de l’Évangile. Dans la fidélité à ce que je suis, avec mes limites et mes efforts de communion, je veux discerner avec vous que ce le Seigneur veut de moi dans cette décision qui nous est demandée de privilégier dorénavant à savoir l’absolution individuelle dans la démarche du pardon. Il faut se rappeler que cette décision n’est pas prise pour rendre plus difficile la célébration du pardon mais pour nous aider à le vivre toujours et davantage dans la vérité. Et dans cette démarche qui nous est demandée ne jamais oublier que c’est toujours Jésus qui dans ce sacrement guérit et réconcilie, sinon ce changement aura été vain.
Une décision vient d’être prise en Église au sujet de l’absolution individuelle sans nier la valeur des célébrations collectives vécues pendant de nombreuses années et qui ont fait partie de la vie pastorale de notre Église.
Cette décision a été prise avec un pincement au cœur des pasteurs compte tenu de ce qui a été vécu à l’occasion des célébrations collectives du pardon comme une expérience pastorale valable et qui n’a en rien diminuer le pardon comme un rite qui nous refait et qui nous remet debout. Moi comme vous qui êtes de l’Église, nous obéissons à cette décision. Mais je vous avoue que cette décision je l’assume avec une certaine souffrance. Une décision qui demande de ma part une foi plus enracinée dans cette mission de Jésus qui nous a été confiée. Je considère que c’est être adulte dans sa foi que de dire ce que je ressens pour mieux m’ouvrir à cette décision que je crois habitée par la force de l’Esprit.
Nous allons bientôt entrer dans la saison du carême avec le mercredi des Cendres. Je crois que cette saison qui doit être une montée vers Pâques est le temps tout indiqué pour faire ce passage demandé dans l’expérience du sacrement du Pardon au cœur de notre Église diocésaine, au cœur de nos communautés chrétiennes.
Comme l’écrit notre évêque Mgr Vienneau et je cite : « Le temps du carême, temps de conversion et de pénitence, est un moment propice pour donner des enseignements aux gens car plusieurs sont restés avec bien des questions à la suite du décret de la CECC. »
Selon le thème du Carême 2009 : « Tu aimes le monde et nous marchons avec toi », il est important au-delà de nos questions, des nos difficultés devant une telle décision, de continuer à marcher comme Église, comme communautés chrétiennes, comme individus afin d’aller plus loin qu’un décret en nous invitant avant tout à croire davantage à l’amour miséricordieux du Seigneur qui veut nous relever pour mieux marcher ensemble comme peuple de Dieu. Ce n’est pas le pardon qui est remis en cause, mais une manière de célébrer ce pardon dans un sacrement dont l’Église dans sa sagesse nous demande de privilégier, c’est-à-dire la célébration communautaire du pardon avec absolution individuelle.
Quant à moi, l’important avant tout dans la modalité du pardon qui est permise, c’est de nous resituer comme individu, comme société dans ce besoin de croire dans un pardon qui est lieu de guérison, lieu de réconciliation, lieu de paix. Mon seul souhait c’est aussi le souhait de notre évêque que ce moment d’adaptation et il faut le dire ce deuil, vivons-les afin de découvrir la grandeur de ce sacrement et malgré tout de ne jamais douter du pardon qui est un cadeau de Dieu à l’humanité.
Je dirais que rien n’est à négliger dans l’appréciation de ce que nous avons vécu par le passé et cela depuis plusieurs années. Dans cette démarche qui a été la nôtre selon la modalité de l’absolution collective, il ne faut pas renier la valeur de notre parcours qui a permis à nos communautés chrétiennes de vivre des célébrations communautaires signifiantes et ainsi nous ouvrir aujourd’hui à l’absolution individuelle.
En assumant cette décision, au-delà de nos déceptions et même les confusions qui peuvent exister autour du sacrement du pardon, il faudrait éviter les comparaisons et d’évaluer les différentes modalités de la célébration du pardon en hissant une modalité sur un piédestal et en considérant ce que nous avons vécu comme quelque chose à rabais.
C’est une attitude de marketing qui n’est pas digne de la grandeur du pardon dont nous avons tous et toutes besoin. Pour que cette décision n’ait pas de retombées négatives, il faut avant tout profiter de cette occasion qui nous est offerte pour mieux comprendre le sens et la portée du sacrement de la réconciliation comme le signifie notre évêque Mgr Vienneau dans un souci pastoral.
Nous vivons dans un monde qui est bon et que Dieu aime, selon le thème de notre carême 2009. Mais ce monde, il est marqué par un laxisme qui affecte nos consciences et ainsi la médiocrité s’installe comme une manière de vivre. Dans nos vies faites de brisures et de faux pas, cette nouvelle démarche devrait nous aider à sortir de notre médiocrité en ayant un regard vrai sur le péché et nous faire découvrir la nécessité d’investir le meilleur de nous-mêmes dans cette démarche de conversion afin de trouver dans nos vies de baptisés les espaces de haine et de violence qui empêchent l’amour de prendre racine, les lieux de destruction qui éteignent la vraie vie dans nos existences et dans le monde et aussi avouer les manques de responsabilité qui affaiblissent la société et l’Église et de l’avouer en toute humilité. Ayant conscience du péché qui m’habite pour mieux le reconnaître, dans cette démarche de l’absolution individuelle le confesser et ainsi se tenir devant Dieu pour se sanctifier.
Dans ce retour à l’absolution individuelle surtout pour notre génération, il serait bon de se désintoxiquer d’une manière de vivre la confession comme si on se présentait à un guichet automatique où on dépose son lot de péchés sans se responsabiliser pour reprendre un nouveau chemin. On a appris trop souvent à regarder notre vie comme un livre de recettes où on évalue en moins ou en plus les ingrédients au lieu de la confronter dans ses limites et ses grandeurs à la lumière de l’Évangile pour enrichir nos terres appauvries par le péché qui est toujours une rupture d’Alliance.
Enfin dans ce changement accepté, comprendre que Dieu est un passionné, c’est pourquoi le pardon existe.
Dans une démarche de pardon avec absolution individuelle qui doit toujours se vivre en lien avec la communauté, nous répondons à cette passion de Dieu pour nous dans un amour qui n’écrase pas mais qui se penche sur nous pour mieux nous relever. Comme Jésus l’a fait devant la femme en situation de péchés, Jésus se penche sur le sol et il écrit sur le sable pour enfin se relever pour montrer jusqu’où va le pardon. Un pardon vécu dans cette démarche de l’absolution individuelle qui nous permet de rencontrer ce Dieu dont saint Augustin a pu dire : « S’éloigner de lui, c’est périr, se tourner vers lui, c’est ressusciter; demeurer en lui, c’est être inébranlable, retourner à lui, c’est renaître, habiter en lui, c’est vivre ».
Une démarche qui nous apprend que pardonner, ce n’est pas calculer, ce n’est pas oublier ni effacer mais libérer l’avenir. Pardonner, c’est supprimer l’injustice sans renier la blessure.
Pardonner, c’est ne pas permettre au mal de triompher mais ouvrir au bien des chemins d’avenir.
Pardonner, c’est arrêter la violence, retrouver la paix, la légèreté, et donc l’humanité.
Enfin, le pardon est sans prix parce qu’il est le fruit d’un amour qui ne se mesure pas.
Entrons dans cette démarche du pardon pour mieux bêcher, sarcler la terre de notre vie pour que germe en solidarité dans nos fragilités, là où se vit le péché, le pardon comme une douce caresse de Dieu.
Bon Carême et bonne démarche de pardon!
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Chronique du Père Serge Comeau |
Chronique-spiritualité; Acadie Nouvelle- 29 novembre
De l’arbre de l’espoir à l’arbre de Noël
Une vague de solidarité a déferlé sur les communautés du Nouveau-Brunswick hier. Comme chaque année, la campagne de l’arbre de l’espoir a été l’occasion pour plusieurs de soutenir financièrement le centre d’oncologie Dr Léon-Richard et l’auberge Mgr Henri-Cormier. Cette campagne est une belle occasion pour plusieurs de se faire proche de tant de gens qui doivent affronter la maladie du cancer. Mais c’est aussi un moment propice pour se laisser édifier par ces personnes qui luttent pour guérir.
L’arbre… parabole des malades
J’aime le symbole de l’arbre qui a été choisi comme emblème de la campagne de financement. J’ignore les raisons qui ont motivée un tel choix. Mais j’ai les miennes qui me font apprécier l’arbre comme emblème de l’événement.
L’arbre a toujours été pour moi une parabole puissante de la vie humaine. Solidement enraciné dans les profondeurs de la Terre Mère dont il tire sa force et sa vie, l’arbre s’élance vers le ciel en essayant de toucher les nuages et les étoiles avec ses branches. Il est une image de l’homme tel qu’il devrait être : enraciné dans le sol, et pourtant tendu vers les réalités d’en haut. L’arbre semble relier le ciel et la terre.
Les personnes que j’ai connu et qui ont eu à traverser la maladie du cancer m’ont révélé que notre croissance est comme celle d’un arbre. Nous ne pouvons pas nier la terre qui nous a vus naître et tout ce qu’elle nous donne pour vivre. C’est en puisant aux racines de nos vies que nous pouvons y trouver des raisons de croire et d’espérer encore. La vitalité des racines permet la fécondité de l’arbre. Le feuillage d’un arbre et sa verdure ne sont-il pas que l’expression de la vie qui circule à partir des racines?
Mais il n’y a pas qu’aux racines de la vie que les malades puisent l’essentiel pour lutter avec confiance. Leur désir de toucher le ciel et d’atteindre quelques étoiles est aussi une force de vie. Ils sont souvent tirés vers le haut, ce qui leur donne tant de courage. Comme le disait si bien le slogan de la campagne de cette année, « il suffit d’y croire! ».
Les gens qui mettent tout en œuvre, à partir des forces vives des racines jusqu’au sommet de leur vie, sont un témoignage de la valeur de la vie. Alors que nous voudrions les encourager par nos paroles et nos gestes, ce sont souvent eux qui nous réconfortent. Ils sont comme un grand arbre auprès duquel nous venons chercher un peu d’ombre. « Heureux l’homme qui médite… il est comme un arbre planté près d’un ruisseau qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt. » (Ps 1, 3).
L’arbre de Noël
Si l’arbre a été choisi pour la campagne de financement, c’est probablement aussi parce qu’à cette période de l’année il apporte de la lumière, de la beauté et de la joie dans nos maisons. Mais l’arbre de Noël est plus qu’une décoration à ce temps-ci de l’année. C’est un puissant symbole de la fête que nous nous préparons à célébrer.
Conservant sa verdure même en plein hiver, alors que tant d’autres de ses confrères ont dû renoncer à leur feuillage, le sapin est un symbole très ancien de la vie divine que même la froidure et l’obscurité hivernale n’arrivent pas à vaincre. Lorsque le sapin fut choisi pour représenter le Christ pendant les fêtes de Noël (au 16e siècle en Allemagne), on le décorait surtout avec des fruits et des noix pour évoquer l’arbre de Vie du paradis.
Une légende ancienne raconte qu’au moment de mourir, Adam aurait envoyé son fils au paradis chercher de la sève de l’arbre de vie pour apaiser ses souffrances. Or, Adam s’est fait dire que c’est seulement 5500 ans plus tard que le Fils de l’homme viendrait sur la terre pour conduire toute l’humanité vers l’arbre de vie. Pour consoler Adam, ce dernier aurait reçu un rejeton de l’arbre de vie à planter dans la terre. Ainsi, chaque arbre de Noël est un rejeton de l’arbre de vie vers lequel Dieu conduit son peuple.
Mais il y a plus. Pour les chrétiens, c’est la croix qui est l’accomplissement de l’arbre de vie. Alors que nous nous préparons à célébrer la naissance du Sauveur, comment ne pas voir dans l’arbre de Noël, tout comme dans la mangeoire qui va recevoir le nouveau-né, le bois de la croix qui apporte la vie parce que le Christ lui-même y fut attaché? Même dans le mystère de Noël, la souffrance n’est pas loin. Mais une souffrance remplie d’espoir parce qu’elle est un pont qui permet de passer ailleurs.
Nous sommes si peu habitués à le voir en colère. Lorsqu’il en pique une, ça nous surprend et on se demande ce qu’il y a en dessous. On imagine la scène pour essayer de comprendre. C’est ainsi que toute la semaine, j’ai pensé à la colère de Jésus qui a été rappelée dans l’évangile de dimanche dernier.
On a souvent représenté Jésus avec des traits angéliques : les peintres nous l’ont dépeint avec un visage et des attitudes qui manifestent la compassion. Il est alors normal qu’on ait de la difficulté à le voir en colère. Pourtant, dans l’Ancien Testament, on voit Dieu se mettre en colère. Et sa colère s’enflamme!
Lorsque Dieu se met en colère, ce n’est pas parce que Lui est offensé, mais plutôt parce qu’un seul de ses petits sont brimés dans leur dignité. Il prend la défense des plus faibles et des plus vulnérables. C’est la même chose pour Jésus.
Dans l’évangile, Jésus se met en colère lorsque la maison du Père est profanée, mais aussi lorsque certains disent que l’observance de la Loi est plus importante que de venir en aide aux plus faibles. Jésus refuse de faire passer la Loi au-dessus de l’humain. C’est pourquoi Il guérit un paralysé un jour de sabbat, ce qui provoque la colère des Pharisiens (Mc 3, 1-6). La colère de Jésus a pour cause la sauvegarde de la dignité de la personne, alors que la colère des Pharisiens surgit de leur attachement à la Loi.
L’injustice justifie la colère
La colère de Jésus nous autorise à nous mettre en colère. Mais il faut savoir d’où vient notre colère et discerner si la motivation est juste. Une saine colère origine dans la recherche de la justice : elle vient de la contestation des conditions de vie sous-humaines. Si ma colère vient de ma peur de perdre des privilèges ou de ma difficulté d’accepter l’autre inconditionnellement, il y a là un signe que ma colère ne mènera à rien pour améliorer le sort du monde.
En découvrant ce que la Bible nous dit de l’humanité, nous voyons que la colère est une forme d’énergie qui peut aider à résoudre un conflit (Freud a répété cela au début du siècle dernier). Tout comme la Bible ne demande pas de ne pas avoir des ennemis (mais plutôt de les aimer et de leur souhaiter du bien), la Bible montre qu’éprouver de la frustration est normal. C’est l’origine et le terme de ce sentiment qu’il faut comprendre et contrôler pour faire de notre sentiment une colère saine (ou sainte).
La colère n’est donc pas à camoufler ou à refouler, mais il faut s’en servir pour transformer des états intérieurs ou des situations autour de nous. C’est même un signe de santé que d’éprouver de la colère : certains vont jusqu’à dire que la colère qui n’est pas exprimée (de manière appropriée) peut réapparaître dans la violence, la déprime ou encore la maladie.
Si rien en nous et autour de nous ne suscite de la colère, c’est peut être un signe d’insensibilité à la souffrance de tant de personnes : comment ne pas s’indigner du fait qu’en certains pays, 5% de la population possède près de 95 % des richesses disponibles, ou encore qu’autour de nous, des gens savent très bien qu’ils ne pourront chauffer leur maison cet hiver à cause d’allocations insuffisantes? Les gens qui ne renoncent pas à la justice sont justifiés de se mettre en colère.
Vivre notre colère sainement (ou saintement si vous voulez), ça veut dire s’en servir pour transformer des situations intolérables. Ça veut dire ne pas laisser la colère s’engager dans une spirale qui mène à la violence : de la colère à l’insulte, jusqu’aux coups et à la violence. Ça veut dire essayer de résoudre les conflits à chaque jour au lieu de les laisser empoisonner nos nuits et nos existences. Paul écrit à ce sujet : «Que votre colère s’apaise avec le coucher du soleil. » Enfin, la sainte colère va jusqu’à pardonner l’autre pour le mal qu’il a fait… qu’il nous a fait.
Trouvé dans le Coran cette invitation au pardon pour la guérison des profondeurs: « Les Justes sont ceux qui, lorsqu’ils éprouvent de la colère, s’empressent de pardonner. » (3 : 134)
Compris, à la lumière de la philosophie classique, que la colère peut être vue comme un péché. Aristote et cie voyait la colère comme un sentiment irraisonné qui se nourrit au désir de vengeance. La psychologie du XXe siècle a voulu dissocier colère et violence. Aujourd’hui, on conçoit la colère comme une saine émotion qui peut conduire à un changement bénéfique.
Médité sur le péché qui continue de nous éloigner de Dieu. Si la colère a pu être mise au rang des sept péchés capitaux (avec la paresse, la gourmandise, l’orgueil, la luxure, l’avarice et l’envie) c’est à cause de ses débordements lorsqu’elle n’est pas contrôlée.
Préparé la campagne d’automne de Développement et Paix. C’est honteux que des compagnies minières canadiennes détruisent et contaminent des sources d’eau, des forêts et des terres agricoles dans l’hémisphère sud. Notre gouvernement ne se soucie pas assez de ces actes à l’étranger qui laissent des populations sans ressources. Nous allons lui signifier notre colère.
Frustré de voir la langue française malmenée. Ma colère monte d’un cran lorsque les dirigeants d’entreprise et de collectivités ne mesurent pas l’importance de la langue dans l’affichage et dans diverses publications. Je cherche encore comment exprimer (sainement) mon indignation.
Insulté mon nouveau compagnon de travail à quelques reprises cette semaine; il s’agit d’un ordinateur que j’essaie d’apprivoiser. J’ai senti la colère monter lorsque je n’arrivais pas à lui commander ce que je voulais. Au lieu de le remettre dans sa boîte (ou de le lancer sur un mur), je l’ai boudé et suis allé marcher. Revenu calme, j’ai pu terminer la chronique. Bonne lecture!
Pâques 2009
Ceux qui ont fredonné la chanson-thème du Congrès Mondial Acadien auront reconnu le titre de ma chronique pascale. Dans le refrain de sa chanson, Daniel Léger utilise de belles images qui appartiennent au trésor symbolique de l’humanité et de la culture judéo-chrétienne. Il parle de retrouvailles « par la force de l’amour ». Et les circonstances de ces retrouvailles sont celles que je souhaite non seulement pendant le Congrès, mais aussi pour un matin de Pâques : pour célébrer Pâques cette année, j’aimerais me retrouver « debout sur un quai ensoleillé ».
Debout
Les premiers chrétiens n’ont pas trouvé mieux que la position verticale pour parler de la résurrection. Jean parle de la résurrection comme le fait de se « relever d’entre les morts » (Jn 20, 9). Dit simplement, la résurrection, c’est Jésus qui se remet debout; mieux encore, c’est Jésus qui se fait mettre debout par le Père en qui Il a mis sa foi. C’est alors normal que cette position évoque la pleine possession de ses moyens et la solennité : on se tient debout pour faire un serment, pour professer notre foi, pour entendre l’Évangile ou pour engager notre vie dans le mariage ou la vie consacrée.
La résurrection du Christ est une incitation pour nous de sortir de notre sommeil de se remettre debout. Ou plutôt, de se relever grâce à Celui qui nous tend la main et qui accepte de faire avec nous une partie du chemin. Seul, il peut s’avérer difficile de rester debout, mais lorsqu’on accepte son invitation « Venez à moi vous qui peinez sous la charge », on peut marcher d’un pas léger et confiant. Parce que la résurrection ne concerne pas seulement la vie après la mort, mais la vie en abondance ici-bas. La résurrection, cette œuvre qui dépasse tout entendement, est peut-être finalement ce qui permet à notre foi, et à nos vies, de tenir debout malgré tout.
Sur un quai
Se retrouver sur un quai en Acadie à cette période de l’année, c’est être en présence d’un symbole si puissant pour évoquer la vie depuis les origines : l’eau. Et peut-être davantage pour le peuple acadien, l’eau est un élément qui fait vivre. Lorsque la neige blanche sur la glace fait place au bleu de la mer, on sent la vie reprendre. Non seulement sur nos quais, mais aussi dans nos villages côtiers.
Nous savons, à la vue de l’eau de la mer, que les pêcheurs prendront bientôt le large pour rapporter sur nos côtes le gagne-pain de plusieurs familles. Nous savons aussi que l’eau qui va rouler sur nos plages va attirer chez-nous des touristes pour animer nos centres-villes et nos festivals. Nous savons aussi que l’eau va permettre à la vie de germer et de produire du fruit : les jardins seront irrigués et les ruisseaux vont se remettre à faire chanter les fleurs sur leurs abords. Il n’est pas étonnant que l’eau soit associés à la Vie nouvelle du Ressuscité et qu’elle soit bénie en cette nuit pascale pour faire renaître à une vie nouvelle ceux qui passent à travers les eaux du baptême.
Ensoleillé
Et pour que le matin de Pâques soit sans failles, comment ne pas souhaiter qu’il soit ensoleillé? Le soleil! Le soleil! Lorsqu’il manque en hiver, certains sont prêts à faire des kilomètres pour en profiter et se prélasser sur une plage. Tous, nous retrouvons des énergies nouvelles lorsque le Monsieur (comme l’appelait mon père) brille et réchauffe. Aux premiers beaux jours du printemps, quel bonheur de s’exposer au soleil pour se laisser réchauffer de ses premiers rayons. Lorsque nous voyons le Christ comme le soleil, s’exposer au soleil c’est comme sentir l’amour divin pénétrer notre corps.
Même avant la civilisation romaine, les peuples antiques vénéraient le soleil comme une divinité : hélios était le symbole de l’intelligence, la personnification de la lumière et le dispensateur de la vie. Les Incas se considéraient même comme les enfants du soleil. Quant aux chrétiens, pour faire contrepoids au dieu romain du soleil, ils ont vu dans le Christ-ressuscité l’homme du soleil levant, le « soleil du salut », sol salutis. Il n’est pas étonnant que le premier jour de la semaine qui commémora la résurrection a reçu le nom de « jour du Soleil ». Les anglais ont gardé cette appellation avec leur Sunday.
Aujourd’hui, même si nous continuons à dire que le soleil se lève et se couche (Qo 1, 4-5), nous savons que c’est la terre qui tourne autour du soleil. Cette théorie copernicienne parle aussi symboliquement de notre position par rapport à Dieu : nous, nous sommes en mouvement et tournons constamment; Lui, Il est immuable. Le Christ illumine les ténèbres, dissipe la brume et enveloppe de sa douce lumière. De plus, Il consume en nous tout ce qui peut empêcher la lumière de faire son œuvre et de passer. Ainsi, nous pouvons devenir lumière pour les autres. Ne disons-nous pas de quelqu’un qui vient nous apporter espoir et joie qu’il est « le soleil de notre journée »?
Pâques, c’est le jour de la victoire de la lumière sur nos propres ténèbres intérieures à qui nous laissons la parole trop souvent. C’est le jour de la victoire de l’amour sur les ténèbres de la guerre et de la faim qui, hélas, obscurcissent le monde. Les signes de cette victoire sont discrets ici-bas, mais pour ceux qui connaissent les secrets de Dieu, ils tendent vers leur accomplissement. À cause de cette espérance pleine d’immortalité, je souhaite, comme Daniel Léger le fait dans la finale de sa chanson-thème : à l’occasion de Pâques, « Que sonnent plus fort les carillons d’Acadie »!
Célébrations qui ont eu lieu en paroisse dans le cadre du
Congrès Mondial Acadien
Rencontre de la famille religieuse acadienne
De plus, une rencontre de la grande famille religieuse acadienne aura lieu le 11 août au Centre scolaire et communautaire La Fontaine de Néguac. À l’instar des familles acadiennes qui se retrouveront pendant le Congrès, toute la grande famille religieuse est conviée à cette journée de retrouvailles. Au-delà de 230 personnes ont déjà signifié leur intention d’y participer (plus de 180 religieuses, 50 prêtres et six évêques).
L’avant-midi sera consacré à un panel présentant quelques grandes figures du catholicisme acadien. Ainsi, Mgr Marcel-François Richard, pasteur au cœur de feu, sera présenté par le père Daniel Deveau, c.s.c.; sœur Mary Green, prototype de l’option préférentielle pour les pauvres, par sœur Adéla Colette, f.ma.; sœur Irène Léger, pionnière en éducation, par sœur Robéa Duguay, r.j.m.; Léger Comeau, nationaliste de l’Acadie moderne, par le père Maurice LeBlanc, c.j.m.
Afin de faire une relecture de ces grands de notre histoire, Gilles Routhier a été invité à présenter quelques jalons pour un engagement de l’Église dans l’Acadie d’aujourd’hui. Prêtre du diocèse de Québec, M. Routhier est professeur à l'Université Laval (Québec). Spécialiste de Vatican II, il poursuit ses recherches sur la maturation du catholicisme contemporain en examinant des aspects de la pastorale : la catéchèse et la transmission de la foi, le gouvernement ecclésial, l'évolution de la paroisse et des ministères.
Suite à cet avant-midi, un repas festif sera animé par Donat et Émé Lacroix, en présence du président du CMA. À 15 h, la célébration eucharistique sera le sommet de la journée. Présidée par Mgr Vienneau, concélébrée par les évêques et les prêtres présents, cette célébration sera l’occasion d’une grande prière d’action de grâce pour la vie consacrée dans l’Église d’Acadie. Tous sont invités à cette célébration.
Cet été, l’Église rassemble pendant cette grande fête acadienne! Nous voulons faire briller la lumière afin que le monde, en voyant nos œuvres, rende gloire à notre Père qui est aux cieux (Mt 5). Nous voulons faire briller l’étoile mariale du tricolore pour dire notre fierté d’être les descendants d’un peuple saint.
Le diocèse de Bathurst a accueilli pendant la semaine du 18 au 24 janvier dernier des jeunes adultes entre 18 et 22 ans faisant partie de l’organisation NET (Nouvelle Évangélisation sur le Terrain) qui est un organisme non lucratif catholique engagé dans la mission auprès des jeunes. Ces jeunes viennent de partout au pays et reçoivent une formation visant à développer chez eux des habilités à l’évangélisation, la formation à la foi et à l’organisation de retraites. Ils prennent un an de leur vie souvent après le secondaire, après une formation universitaire ou un intervalle dans leur travail.
Ce que ces jeunes ont en commun c’est une foi vivante, le désir de la partager avec d’autres jeunes et de partir sur la route pour proclamer l’évangile du Christ. Le pied à terre de cet organisme NET est situé à Ottawa. Après avoir reçu une formation de cinq semaines les responsables forment des groupes de neuf jeunes. Cette année huit équipes ont été formées dont cinq itinérantes et quatre équipes qui ont été invité dans différents diocèse du pays, pour une durée de huit mois, et qui mettent sur pied des programmes de pastorale jeunesse.
C’est donc une équipe itinérante que nous avons reçu. Des familles de Bathurst et des environs les ont accueillis pendant cinq jours. Pendant cette semaine l’équipe NET a rencontré des groupes de jeunes pour leur parler de leur foi et pour les inviter à la retraite qu’ils ont animée à Caraquet le 24-25 janvier. Ces jeunes parlent de leur foi très simplement avec des témoignages, des jeux, des pièces de théâtre et des chants. Les jeunes que l’équipe NET rencontrent sont d’abord sceptiques ensuite curieux mais sont vite charmés par cette joie contagieuse et cette ambiance fraternelle qu’ils dégagent si abondamment.
Nicole Wilson-Haché
Le samedi 4 avril 2009, au diocèse de Bathurst avait lieu une rencontre de la JMJ. En tout 170 jeunes se sont rencontrés pour partager sur leur foi et vivre une fin de semaine fraternelle.

En début d’après-midi Monseigneur Valéry Vienneau fit une catéchèse sur les grandes lignes de la lettre de Benoît XVI pour la JMJ : «Nous avons mis notre espérance dans le Dieu Vivant.» Il a conclu sa catéchèse par ce rappel aux jeunes : «N’oubliez pas qui vous êtes» : vous êtes importants pour vos parents, votre communauté, vos prêtres et vous êtes importants pour moi, votre évêque.»
Cette catéchèse fut suivie de différents
ateliers. Il y eut un atelier sur la «Prière de Taizé» qui fut animée par Manon
Gosselin tandis que l’atelier sur le chant fut animé par Nicolas Basque et
Élisabeth Maillot.
Différents kiosques furent installés dans la salle. Le kiosque de Développement et Paix était animé par monsieur Stéphane Plourde, animateur régional de Développement et Paix. Le kiosque de la JMJ était animé par Mylène Arsenault et Jean-Philippe Losier. La Famille Myriam avait également son kiosque.
On avait monté une exposition de photos de la fin de semaine Net qui avait eut lieu à Caraquet les 24 et 25 janvier.
L’animation de l’après-midi fut faite par Luc Basque et Amely Aaustin. André Philippe Paulin anima le chant accompagné à la guitare par Alphonse Breault et Guillaume Arseneau. L’animation liturgique fut assurée par Bruno et Mélanie Holmes. Les responsables du chant liturgique étaient Judy Stairs et..
Un souper aux hot dog avait été préparé par les CWL de l’unité pastorale.
La journée s’est terminée par la célébration eucharistique de Dimanche des Rameaux présidée par Mgr Valéry Vieneau. Lors de cette célébration le séminariste Patrick McGraw a reçu le rite du Lectorat. Un magnifique décor avait été préparé par les jeunes de la pastorale jeunesse de la région Chaleur.


Après la célébration un léger goûter fut servi au sous-sol de la cathédrale.
La supervision de la journée était assurée par Patrick McGraw, stagiaire et les JMJistes. Brigitte Cladère et Sylvain Arsenault étaient à la photographie.

Monseigneur Valéry Vienneau est heureux d’annoncer la nomination de deux nouveaux membres à l’équipe pastorale soit Madame Linda Losier et Mademoiselle Marie-Ève Michon.
Madame Linda Losier occupera le poste de Coordonnatrice diocésaine de la catéchèse. Pendant plusieurs années Madame Losier a œuvré comme coordonnatrice de la catéchèse au niveau paroissial. Elle est mariée à Conrad Losier et a trois enfants; Jenny, Miguel et Tommy.

Quant à Mademoiselle Michon elle occupera le poste de coordonnatrice de la pastorale jeunesse. Née à Tracadie Mademoiselle Michon fit ses études secondaire à la Polyvalent W.A.Losier de Tracadie et à l’Université de Moncton. Elle travaillera aux activités de Mission jeunesse du diocèse et fait partie de l’équipe de jeunes qui se rendront à la JMJ 2011 à Madrid en Espagne.
Nous leur souhaitons un fructueux ministère.
Le Service de Soins Spirituels et Religieux de la Régie Régionale de Santé A en Partenariat avec le Diocèse de Bathurst offrira des sessions de Formation durant l’année 2010 à raison de 1h30 par mois par Télésanté. Ces sessions sont offertes à tous les intervenants-es en Pastorale santé. Les bénévoles en pastorale santé peuvent bénéficier de ces SESSIONS pour leur formation personnelle et pour un meilleur service aux bénéficiaires. Les bénévoles pourront se rendre à l’hôpital le plus près de chez eux. Il n’y aura pas de coût associé à ces formations. Cependant, il est important de faire son inscription. En tout il y aura 9 sessions cette année et une ATTESTATION sera remise à chaque participant-e donnée par le Régie de Santé et le Diocèse de Bathurst. C’est une première expérience de ce genre afin d’assurer un continuum de soins spirituels et religieux à nos patients.
Dates des Sessions :
13 janv.2010 de 13h30 à 15h00
17 fév. 2010; 17 mars; 14 avril; 12 mai; 16 juin; 15 sept; 20 oct; 17 nov.
Thèmes : Eucharistie avec Marie-Thèrése Nadeau doyenne Faculté Théologie du Collège des Dominicains Ottawa)
Pastorale avec Sr Sarah Maillet M.Past.
Sacrement du Pardon; Onction des malades avec P. Zoêl Saulnier
Sacrement de Baptême – à venir
Soins spirituels des différentes dénominations religieuses
Les personnes inscrites s’engagent à suivre toutes les sessions.
Pour toute information, vous pouvez communiquer avec Sr Gaëtane Soucy 727-2227
Respectueusement vôtre,
Sr Gaëtane Soucy, Hôpital l’Enfant-Jésus, Caraquet, coordonnatrice
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Formation au Centre Espérance |
Série 5 à 7
28 janvier: Peut-on se permettre une 'sainte colère?' Invitée: Réjeanne Landry, psychothérapeute.
18 février: Le sommeil: que se passe-t-il? Invitée Martine Montminy.
11 mars: Gérer mon stress: 'Allez-y woère!!!' Invité: Roland LeBlanc, psychothapeute.
6 mai: Musique & Marie. Invitées: Julie d'Amour, conférencière, Joanne Poirier, piano & viola Doiron, chant.
Veuillez signaler votre présence en téléphonant au 789-7604
Voies d'entrée dans l'inconscient: au Cente Espérence.
Groupe d'hiver:
Atelier 1 : 22 -24 janvier
Atelier 2 : 12 -14 mars.
Groupe du printemps:
Atelier 1 : 1 - 11 avril
Atelier 2 : 4 - 6 juin.
Chers sœurs et frères dans le Christ,
Je viens vous mettre au courant des suites données à mon communiqué du 28 octobre 2009. Dans cet écrit, je présentais des excuses aux victimes du Père Lévi Noël et je tiens à les réitérer : « Nous regrettons profondément que ce prêtre ait abusé de la confiance et de l’innocence de jeunes garçons. Au nom de l’Église catholique de Bathurst, je veux présenter aux victimes nos excuses les plus sincères ».
Dans ce communiqué d’octobre dernier, sur la recommandation du comité diocésain responsable de la prévention des agressions sexuelles, j’indiquais que nous allions offrir aux victimes un service d’assistance (counseling). Effectivement, ce service a été organisé. Des victimes habitant dans les régions de la Péninsule acadienne, Bathurst, Moncton et Montréal, ont rejoint le Père Jean-Claude Nadeau, M. André Morais ou ont préféré rejoindre directement le diocèse. Nous avons procédé à trouver des personnes ressources dans leur milieu respectif et ces victimes reçoivent de l’assistance (counseling). Ce service se continue selon les demandes et est offert à toute victime ayant été abusée par un prêtre. Le tout se déroule dans la plus stricte confidentialité pour protéger l’identité des victimes.
Aussi, dans mon premier communiqué, j’ai affirmé que nous cherchons à prendre toutes les mesures possibles pour nous assurer que toutes les personnes, mais surtout les enfants et les jeunes, soient en toute sécurité dans leurs paroisses avec ceux et celles qui les desservent. Avec le comité diocésain responsable de la prévention des agressions sexuelles sur des personnes mineures ou vulnérables, nous sommes à réviser un document préparé en 2003, retouché et appliqué en 2004. Ce document révisé devrait être complété avant la fin de février et disponible à ce moment là sur le site web du diocèse et dans les paroisses.
Dans un effort collectif avec d’autres diocèses, nous sommes à établir des politiques de recrutement et de filtrage et des procédures pour assurer la sécurité des enfants, des jeunes et des personnes vulnérables. Ces procédures vont s’appliquer aux membres du clergé, aux employés diocésains et paroissiaux et aux bénévoles en paroisse. Cela va nécessiter des rencontres d’explications et de formation d’abord avec les prêtres et ensuite avec les différents groupes d’intervenants en pastorale selon leur niveau d’engagement. Ces politiques et directives seront également disponibles au grand public d’ici la fin avril.
Nous continuons de prier pour les victimes et leurs familles. Nous voulons faire tout notre possible pour aller plus loin dans nos procédures de protection pour les enfants, les jeunes et les personnes vulnérables. Nous comptons sur la collaboration et la bonne volonté des personnes employées et bénévoles face aux procédures plus exigeantes et aux vérifications qui s’en viennent. Je trouve important que vous soyez au courant des choses que nous entreprenons, car cette question concerne l'ensemble de notre diocèse.
Nous savons que la route qui mène au-delà des blessures du passé peut être longue et ardue. Maintenant que les procédures légales concernant le père Lévi Noël sont terminées, nous pourrons cheminer dans un esprit de réconciliation et de fraternité avec les victimes qui ont exprimé un tel désir. Que l’Esprit de guérison et de vérité soit notre guide. Que le Seigneur vous bénisse.
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Mgr Valéry Vienneau, évêque de Bathurst Le 29 janvier 2010